La Baraque à Ramons est le nom d’une ancienne carrière située dans la forêt de Colfontaine. C’est là que les Romains ont extrait des pierres pour construire leurs bâtiments, y compris la plus ancienne partie de l’église d’Eugies.
Ces pierres ont aussi servi aux premiers habitants de Pâturages, il y a plusieurs siècles, pour construire leurs petites maisons.
Ces premiers habitants obtiennent au temps où l’on commence à exploiter le charbon dans la région.
Le nom « Baraque à Ramons » vient d’un artisan qui vivait là il ya plus de cent ans. Il avait construit une baraque – une sorte de cabane simple – où il fabriquait des balais appelés « ramons », qu’il confectionnait avec des petites branches de bouleau.
La carrière a été utilisée pendant longtemps pour extraire des pierres pour la construction.
Plus récemment, l’Institut des Mines a creusé des galeries souterraines dans la roche, près de la carrière, pour tester des explosifs en présence de grisou, un gaz très dangereux qu’on trouve dans les mines de charbon.
Pour éviter que les eaux de pluie ne débordent, un talus de retenue a été construit près de ce site.
Ce site est important à la fois pour son histoire ancienne et pour son rôle dans l’industrie minière locale.
La « Cave du R’Mite » ou « cave de l’ermite » est en fait un vestige ancien qui se trouve au cœur de la forêt de Colfontaine, à environ 100 mètres au nord de la fontaine appelée aussi fontaine de l’Ermite.
Cette grotte est construite avec des pierres brutes, probablement extraites d’une carrière voisine appelée la Baraque à Ramons, située à environ un kilomètre.
Ces pierres étaient assemblées avec un mortier original contenant de la farine de seigle, ce qui était un mélange utilisé à l’époque.
Quant à savoir si un ermite a habité cette grotte, il n’y a aucune preuve formelle. Cependant, des documents historiques indiquant qu’à la fin du XVIe siècle, des ermites-prédicateurs ont parcouru la région, ce qui explique peut-être le nom donné à cette grotte.
Le Pavillon des Chasseurs est un élément patrimonial emblématique de la forêt domaniale de Colfontaine, dans le Borinage. Il fut construit en 1855, à la demande d’Henri Degorge (parfois orthographié De Gorge), industriel à la tête des charbonnages du Grand-Hornu, et réalisé par l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar.
Son architecture singulière se distingue par son plan hexagonal et la présence d’une galerie couverte sur trois côtés, destinée autrefois à abriter les voitures hippomobiles et servant d’écurie. Le pavillon, aménagé en pierre et brique avec une charpente et des aménagements intérieurs en bois, est coiffé d’une toiture polychrome. Le choix de ces matériaux lui confère une harmonie avec son environnement forestier.
Le site était pensé comme un lieu de rassemblement convivial où étaient organisés de somptueux repas à la fin des chasses, activité chère à Henri Degorge, qui avait acquis le bois dès 1828 et y avait tracé de nombreuses allées pour la promenade et la chasse. Toutefois, Degorge mourut avant d’avoir pu profiter de son pavillon, la construction ayant été menée à son terme par ses héritiers.
Le pavillon est situé au cœur d’une clairière de la forêt, accessible par plusieurs allées qui convergent en étoile — configuration typique des propriétés de chasse de l’époque et favorable à la circulation. La forêt domaniale de Colfontaine, qui s’étend aujourd’hui sur environ 800 hectares, reste l’un des principaux vestiges de la Forêt Charbonnière et constitue un véritable poumon vert pour la région.
Au fil du temps, le site a pris une dimension commémorative et collective.
Le pavillon et ses abords ont été classés comme site par la Région wallonne le 22 juillet 1981.
Par ailleurs, c’est là qu’a été créé la Ligue des Amis de la Forêt de Colfontaine, lors d’une commémoration de l’acquisition du bois par l’État belge, association destinée à promouvoir la connaissance, le respect et la valorisation de ce patrimoine naturel.
Une plaque commémorative apposée sur le pavillon rappelle également le 25e anniversaire du rachat du bois par l’État (1908-1933).
En plus de son intérêt architectural et paysager, le pavillon s’inscrit ainsi dans une histoire locale riche, marquée par l’exploitation charbonnière, les traditions forestières et l’attachement de la population à son environnement.
En résumé, le Pavillon des Chasseurs de la forêt de Colfontaine allie la mémoire industrielle du Borinage et une architecture raffinée, tout en demeurant un lieu propice à la découverte, à la promenade et à la transmission d’un riche héritage régional.
Le monument est aujourd’hui déplacer, il se trouve à Hornu, non loin du Grand Hornu, dans le parc, le long de la rue Falcot, de Wasmes et Sainte-Louise.